Party Review

OVER TIME THURSDAY: THE LAST ONE: ALL WHITE PARTY

OVER TIME THURSDAY: THE LAST ONE: ALL WHITE PARTY

PartyingInHaiti

August 27th, 2017

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Bien plus que la mention « LADIES FREE »,  aussi alléchante qu’elle puisse paraître (aux femmes bien entendu), « THE LAST ONE » est ce qui, ce jeudi 24 août 2017, a fait l’effet d’une bombe et a fini par convaincre même les peu entreprenants. A force d’entendre hebdomadairement parler autour de soi d’un Over Time Thursday, autant y aller ; comme il s’agit du dernier, autant en profiter. Vu l’ambiance, vu la foule, le raisonnement a dû être le même dans toutes les têtes.

Cette dernière soirée s’est vue, pour bien clôturer l’été, ponctuée d’un thème: An All White Party. Les reflets des lumières bleues et rouges donnaient aux décolletés, aux coupes sophistiquées, aux jeans près du corps et même aux simples T-shirts d’un blanc immaculé, des teintes arc-en-ciel. Et si la tenue blanche manquait, elle manquait, mais sur place, on y était.

Comme c’est généralement le cas dans ces soirées, vers 9 heures, le public présent est timide. Sur les deux étages du Café du Commerce, les sièges sont occupés et les va-et-vient se font fréquents. Les gens arrivent à peine et ne pensent qu’à s’installer. Vers 9h30, on se salue, on sirote sa boisson pour se mettre dans l’ambiance. Vers 10 heures, ALCOL aux commandes, les épaules se mettent à bouger. On reste encore assis, mais ça y est, on commence à sentir la musique. Et dès que les premières notes de Map Byen Pase se font entendre, le public se reconnait et fait entendre sa voix, couvrant par moment la musique.

Lorsque reviennent ces indémodables titres, dont on raffolait quelques années plus tôt, on chante à tue-tête, on fredonne, on hurle plutôt, pour laisser ensuite parler les hanches quand la version mixée, styles Rabòday, Konpa et même musique latine, envahit l’espace. Les chaises désormais bien chauffées, c’est au tour de la piste. Vous l’auriez compris, on est debout.

 

Vers 11 heures, quand arrive le deuxième artiste de la soirée, le public est déjà prêt. K9, écouteurs vissés sur un crâne imberbe, entraine les nouveaux venus, qui le suivent volontiers. Du rap, du hip-hop, de la pop, du R&B, tout est remixé. La foule se révèle : « ratchet/gangsta » un moment, mélancolique la minute d’après, pour revenir inévitablement vers le jeu de hanches caribéen, même pas typiquement haïtien.

 

Minuit, 1 heure du matin, TONYMIX s’approprie la foule. Les chaises sur lesquelles, quelques heures plus tôt, on s’appuyait, sont maintenant écartées, déplacées pour se faire plus de place, pour mieux bouger, pour plus farouchement se déhancher. Toute timidité a maintenant disparu. Alors qu’avant des inconnus s’excusaient poliment après s’être bousculés, désormais, les corps inconnus se frôlent, et on se sourit quand on voit qu’on bouge pareil. La foule a doublé de volume, et aucun signe de fatigue ne semble se faire sentir.

 

Fumée des Hookas, musique, mouvements effrénés d’une foule en délire que l’arrivée des chanteurs de Balen Bougie finit d’achever, Mais c’est sans compter sur ce qu’avait promis TONYMIX à son public pour la suite : « On Kanaval Rabòday ». L’heure qu’il est maintenant ? Tard, très tard, ou tôt, mais on bouge encore, dernier Over Time oblige !

 

Saïka Sérant

 

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